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Article MFR – Le Clos des BAZ – 23 octobre 2024

Actualités de l'entreprise - Le Clos des Baz
Photo d'un charpentier entrain de tailler du bois avec

Grégory, le fils de Pierre, a relevé le défis de reproduire à l’identique une cellule de prison pédagogique en bois, avec son groupe en école de menuiserie.

Des élèves menuisiers ont créé une cellule de prison pédagogique

Douze élèves en menuiserie ont travaillé sur le projet de cellule pédagogique pendant toute une année scolaire.

Ils sont parfois quatre détenus à loger dans un espace qui équivaut à la chambre d’un jeune enfant. La réalité d’une cellule de prison est méconnue du grand public. C’est pourquoi, le Groupe local de concertation prison (GLPC) a demandé à des élèves menuisiers sallanchards d’en reproduire une à l’échelle 1.

Seulement 9m2. Si certains clichés lui collent encore trop à la peau, la vie carcérale n’est pas rose. Au sein de l’établissement pénitentiaire de Bonneville, les cellules où sont emprisonnés les détenus, exiguës, peuvent faire cohabiter jusqu’à quatre personnes.

Alors, pour mieux faire comprendre aux familles des prisonniers et à la population ce que cela peut représenter, le Groupe local de concertation prison (GLCP) a souhaité faire reproduire l’espace où certains détenus peuvent passer 22 heures sur 24.

Pour ce faire, ils ont sollicité la Maison familiale rurale (MFR) du clos des Baz, à Sallanches. Les 12 élèves de Bac 3 en menuiserie ont planché pendant un an sur le sujet. Les plans ont été établis informatiquement puis les jeunes sont passés en atelier pour concrétiser la vraie-fausse cellule taille réelle.

“Ça a donné un sens à notre année”

“C’était très intéressant de travailler sur ce projet. De pouvoir faire quelque chose qui va vraiment servir à des gens, ça a donné un sens à notre année », explique un élève. Ce mardi 22 octobre, les différentes associations qui constituent le GLCP sont venues récupérer la cellule pédagogique et apprendre avec les jeunes comment la monter et la démonter. Elle pourra naviguer dans le département et même au-delà, pour sensibiliser les gens aux conditions de vie des détenus.”

“C’était un enjeu fort du projet pour les menuisiers. Il fallait réaliser une structure facile à assembler et pas trop lourde pour le transport. Ils ont aussi fait une notice papier. On savait qu’ils avaient le niveau pour le faire et les enjeux rentraient parfaitement dans le cadre de leur cursus. On a eu quelques difficultés, le bois qui avait été donné par une entreprise ne correspondait pas à la taille que nous avions prévue donc ils ont dû s’adapter, comme sur un vrai chantier », précise Frédéric Depoizier, moniteur en menuiserie à la MFR sallancharde.”

Tout le mobilier reproduit en bois

Les élèves ne sont pas simplement contentés de réaliser la structure de la cellule, sa porte et sa fenêtre à barreaux. Ils ont aussi construit une armoire, un lit superposé, une table, des tabourets et un espace qui représente la zone sanitaire. « On se rend compte, en ajoutant tout ça dans les 9m2 qu’il n’y a presque plus de place. L’intimité est impossible. » L’attention a été portée sur les détails puisque la porte compte un œilleton, qui permet aux surveillants pénitentiaires de contrôler tout ce qu’il se passe à l’intérieur.

Différence majeure avec une cellule réelle, le bois du MFR donne un aspect chaleureux à l’espace de vie, à l’opposé du béton et du métal présents conventionnellement. La cellule sera présentée pour la première fois au public les 18 et 19 novembre prochains à l’Agora de Bonneville.

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